Humanitas - Uluslararası Sosyal Bilimler Dergisi, cilt.14, sa.27, ss.100-116, 2026 (TRDizin)
Le présent article tente d’aborder les notions de genre et d’émancipation féminine à travers le film Pauvres créatures (2023), inspiré du livre d’Alasdair Gray (1992). En se servant des apports de la perspective herméneutique, l’article se donne à explorer comment le cinéma contemporain tente de réécrire les représentations du féminin. Notre recherche s’appuie sur l’approche herméneutique afin d’interpréter les images ainsi que les discours qui jalonnent le film afin de faire ressortir les significations latentes. En effet, l’herméneutique nous permet de lire les images et les dialogues afin d’interpréter les choix esthétiques et de saisir la manière dont ces éléments construisent un discours relatif au corps féminin ainsi qu’aux mécanismes de contrôle. La méthodologie adoptée repose sur l’analyse qualitative dans une visée de mise en relation des éléments narratifs et visuels du film avec les notions d’utopie et de dystopie. Les cadres théoriques de l’utopie ainsi que la dystopie nous permettront d’explorer les tensions auxquelles la protagoniste Bella est sujette. Au terme de cette recherche, l’étude a révélé qu’à travers Bella, qui passe de l’ignorance à la découverte de la liberté, le film va au-delà de la simple critique sociale et propose une vision d’un univers où la femme est libre de se réapproprier son corps et son identité. Ainsi la conclusion met en évidence que le film Pauvres créatures apparaît comme une œuvre dystopique naturellement subversive qui tente d’amener à une réflexion sur les codes de genre dans l’imaginaire collectif.